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LES ARTICLES DU BLOC PAR THEMES

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( cliché IA ) Les femmes ont été au cœur des grands événements de la Révolution française (1789-1799). Bien qu'officiellement exclues du droit de vote et de la vie parlementaire, elles ont investi la scène publique par leurs écrits, leurs salons, leurs clubs, la presse et l'action de rue.  C'est une femme qui dès 1792 est choisi pour représenter la république, Marianne devient le symbole de la République.     -1- Les femmes figures emblématiques de la RÉVOLUTION   -11-Les théoriciennes et pionnières des droits     Olympe de Gouges (1748-1793)      Etta Palm d'Aelders     (1743-1799)   Mary Wollstonecraft (1759–1797) Louise de Keralio (1758–1821) :   -12-Les stratèges politiques et égéries des salons   Manon Roland 1754/1793    Germaine de Staël (1766–1817) ,      -13-Les militantes populaires et combattantes   Pauline Léon (1768–1838)   Claire Lacombe (1765–1826) :  ...

La Société des Amis de la Loi 1790

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  La Société des Amis de la Loi   est un club politique patriotique et mixte fondé à Paris en janvier 1790 par la figure féministe Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt et le député Gilbert Romme. Les objectifs : Informer et vulgariser auprès des citoyens les travaux, lois et décrets débattus à l'Assemblée nationale constituante. Permettre aux femmes d'accéder aux débats politiques et d'exprimer leurs revendications citoyennes à une époque où les instances officielles leur étaient fermées. Promouvoir le contrôle des élus par le peuple, la liberté de la presse et le droit de vote universalisé. Le club tenait ses séances dans le salon de Théroigne de Méricourt , rue du Bouloi à Paris, fréquenté notamment par des figures comme Camille Desmoulins ou l'abbé Sieyès. Confronté à des dissensions internes et à la rivalité d'autres cercles politiques émergents, le club dissout ses activités dès mars-avril 1790. La plupart de ses membres ont ensuite rejoint le Club des ...

Les femmes sans‑culottes 1789/1794

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  Des citoyennes insurgées de la Révolution (1789–1794) Les femmes sans‑culottes sont parmi les figures les plus puissantes, les plus actives et pourtant les plus méconnues de la Révolution française. Elles ne sont pas seulement des spectatrices : elles sont actrices, militantes, combattantes du quotidien, et souvent les premières à descendre dans la rue lorsque le pain manque ou que la liberté vacille. Ce sont des ouvrières, blanchisseuses, couturières, marchandes, domestiques. Issues des quartiers populaires : Saint‑Antoine, Saint‑Marcel, les Halles. Souvent mères, veuves, ou responsables d’un foyer. Politiquement proches des sans‑culottes, des sections révolutionnaires, et des Montagnards. Elles sont le bras social de la Révolution : celles qui vivent la misère, qui réclament le pain, qui surveillent les accapareurs, qui poussent les hommes à l’action.   Les femmes sans‑culottes sont présentes dans tous les moments clés : 5 octobre 1789 : marche sur Versailles, où elles ram...

Statut des femmes en 1795

  En 1795, les femmes sont : interdites de toute réunion politique, exclues des sections, chassées des tribunes, interdites de se rassembler à plus de cinq, interdites de porter des armes, réprimées lors de l’insurrection de Prairial. C’est l’année où la République thermidorienne efface totalement les femmes de la vie politique.  la République thermidorienne Après la chute de Robespierre (27 juillet 1794), les thermidoriens veulent : affaiblir les sans‑culottes, restaurer l’ordre social traditionnel, éliminer les mobilisations populaires, réduire les femmes au silence. Les citoyennes, très actives entre 1789 et 1793, deviennent des cibles politiques.  Prairial an III (20–22 mai 1795) : dernière insurrection féminine Les femmes jouent un rôle majeur dans l’insurrection de Prairial : elles réclament du pain, elles demandent l’application de la Constitution de 1793, elles envahissent la Convention, elles poussent les députés à voter sous pression. Les femmes des faubourgs Sa...

Statut des femmes en 1794

  En 1794, les femmes passent : de la mobilisation massive de 1793, à une mise à l’écart politique progressive, puis à un effacement quasi total après Thermidor (27 juillet 1794). Elles n’ont plus de clubs, plus de tribunes, plus de réunions autorisées. Leur rôle se limite à la subsistance, aux soins, et à la vie domestique — par décision politique.  1794 est une année double : Avant Thermidor (janvier–juillet 1794) La Terreur est à son apogée. Les sans‑culottes dominent les sections. Les femmes sont surveillées, mais encore présentes dans les marchés et les fêtes civiques. Après Thermidor ( à partir du 27 juillet 1794) Chute de Robespierre. Reflux de la politique sans‑culotte. Reprise en main par les modérés. Exclusion des femmes de toute activité politique.  Héritage de l’interdiction des clubs féminins (octobre 1793)  Depuis le 30 octobre 1793, les clubs féminins sont interdits :  « Les sociétés populaires de femmes sont proscrites. »  En 1794, cette in...

la Société fraternelle de l'un et l'autre sexe

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  Fondée en novembre 1790 par l'instituteur Claude Dansard , la Société fraternelle de l'un et l'autre sexe (aussi appelée Société fraternelle des patriotes des deux sexes ) est l'une des organisations les plus novatrices de la Révolution française.   Elle se réunissait au couvent des Jacobins à Paris, dans la même salle que le célèbre Club des Jacobins, mais à des heures différentes (souvent le soir) pour permettre aux travailleurs d'y assister.   Contrairement aux grands clubs politiques réservés aux hommes aisés (« citoyens actifs » payant l'impôt), ce club accueillait les femmes, les enfants et les citoyens modestes (« citoyens passifs »).   À sa création, le but principal était de lire, d'expliquer et d'alphabétiser le peuple autour des décrets de l'Assemblée nationale et de la Déclaration des droits de l'homme.    Au fil des mois, le club est devenu un véritable laboratoire politique démocratique et féministe :   Des figures maje...

Les cercles féminins dans la Révolution française (1789–1793)

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  Les cercles féminins dans la Révolution française (1789–1793) Premiers espaces de sociabilité politique des citoyennes   Les cercles féminins sont les premières formes d’organisation politique des femmes pendant la Révolution. Ils apparaissent dès 1789, se développent en 1790‑1791, se radicalisent en 1792, et débouchent en 1793 sur la création du premier club féminin officiel : les Citoyennes républicaines révolutionnaires. Ces cercles sont non officiels, souvent informels, mais ils jouent un rôle décisif dans la politisation des femmes.   Cinquante six clubs de femmes ont été recensés entre 1789 et 1793. En général, leurs rapports sont très étroits avec les clubs masculins des mêmes villes dans lesquels sont inscrits maris, pères et frères. Certains de ces clubs avaient encouragé à la création de sociétés féminines ; ils collaboraient pour l'organisation des fêtes, et parfois pour l'émission de pétitions. Les membres proviennent, le plus souvent, de la bourgeoisie...