Société patriotique et de bienfaisance des Amies de la Vérité.
Société patriotique et de bienfaisance des Amies de la Vérité.
Fondée
à Paris en mars 1791, la Société des Amies de la Vérité est une
organisation révolutionnaire féminine, liée au club masculin des Amis de
la Vérité (Cercle social). Elle se consacre à :
-la défense des droits des femmes,
-la bienfaisance,
-l’éducation,
-la revendication d’une citoyenneté féminine active.
Elle disparaît en 1792, après un an d’activité intense.
-la défense des droits des femmes,
-la bienfaisance,
-l’éducation,
-la revendication d’une citoyenneté féminine active.
Elle disparaît en 1792, après un an d’activité intense.
Etta Palm d’Aelders féministe néerlandaise installée à Paris, salonnière et militante, elle fonde la société en mars 1791. Elle est déjà membre :
de la Société fraternelle de l’un et l’autre sexe,
du Cercle social (Amis de la Vérité).
La société féminine est la branche féminine du Cercle social, club révolutionnaire fondé en 1790 par Bonneville et Fauchet, mêlant politique, philosophie et maçonnerie.
La Société des Amies de la Vérité défend des revendications révolutionnaires et féministes, inédites en 1791 :
En avril 1792, elle demande à l’Assemblée législative :
-l’accès des femmes aux fonctions civiles et militaires,
-l’égalité dans l’éducation,
-la majorité civile à 21 ans,
-la promulgation de la loi sur le divorce.
Les filles doivent recevoir la même instruction que les garçons.
La société organise des actions d’aide aux femmes pauvres et aux citoyennes isolées.
Activités
-réunions publiques,
-pétitions à l’Assemblée,
-conférences inspirées du Cercle social,
-actions de bienfaisance,
-participation au débat sur la citoyenneté féminine.
Le club s’inscrit dans la dynamique des clubs féminins révolutionnaires, mais il est le premier à avoir une structure autonome.
La société cesse ses activités après 1792, dans un contexte de :
-radicalisation politique,
-méfiance envers les clubs féminins,
-fermeture progressive des sociétés populaires.
Elle laisse une trace importante dans l’histoire du féminisme révolutionnaire.
La Société patriotique et de bienfaisance des Amies de la Vérité est :
le premier club féminin organisé,
un jalon majeur dans l’histoire des droits des femmes,
un acteur de la politisation féminine pendant la Révolution,
