la Conciergerie de Paris prison de femmes.

 

la Conciergerie de Paris prison de femmes.

Ancienne résidence royale devenue le cœur battant de la Terreur révolutionnaire, la Conciergerie de Paris (Une partie du Palais a été convertie en prison d'Etat en 1370) a été l'ultime demeure de centaines de femmes condamnées par le Tribunal révolutionnaire entre 1792 et 1795.
La Prison fut considérée comme l'antichambre de la mort.
Peu en sortaient libres.
Les accusés en attente de leur comparution logent à la Conciergerie.

De mars 1793 à juillet 1794, la prison de la Conciergerie compte 579 femmes (soit près de 13% de la population carcérale) dont 387 sont condamnées à mort : 30% pour intelligence avec l’ennemi, 23% pour contre-révolution et 15% pour conspiration.
La Conciergerie a une réputation de prison « jacobine » où les conditions de détention sont insalubres.
Cependant, les cachots sont ouverts toute la journée, et les femmes disposent d’une cour équipée d’une fontaine où elles peuvent laver leur linge

La captivité à la Conciergerie obéissait à une hiérarchie sociale stricte, définie par les ressources financières des détenues :
Les pailleuses : Installées à même le sol dans des cellules humides et surpeuplées, ces femmes sans moyens financiers subissaient des conditions d'hygiène effroyables.
Les pistolières : En payant un droit de "pistole", les prisonnières aisées pouvaient louer un lit individuel et bénéficier d'une cellule plus propre.
La Cour des Femmes : Cet espace extérieur réservé aux détenues leur permettait de laver leur linge à la fontaine, de marcher et de converser brièvement avant l'appel des condamnés.
les séjours passés à la Conciergerie sont courts et permettent de conserver un certain jusqu’au bout le feu sacré du bon ton et du bon goût. » 
 
Figures marquantes de la captivité
Marie-Antoinette Enfermée 76 jours dans une cellule isolée avant son exécution le 16 octobre 1793.
Olympe de Gouges Pionnière du féminisme, autrice de la Déclaration des droits de la femmeGuillotinée le 3 novembre 1793 pour ses écrits politiques opposés à la Terreur.
Madame Roland Figure politique intellectuelle du groupe des Girondins Incitera ses compagnons au courage jusqu'à son exécution le 8 novembre 1793.
Charlotte Corday Autrice de l'assassinat de Jean-Paul Marat Jugée et condamnée à mort le 17 juillet 1793 après un procès retentissant.
 
 
Actrices de l’histoire, stigmatisées et reléguées aux fonctions subalternes, les femmes connues ou non, ont cependant tenu leurs positions, dans les événements comme dans les idées évolutionnaires au prix de leur vie.

Ironiquement, au moment où la femme est invitée à demeurer dans l’espace privé, c’est l’effigie d’une femme coiffée du bonnet phrygien qui devient le « sceau » de la République. (Marianne).

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