Catherine Théot (1716–1794)
Catherine Théot (1716–1794), est née le 5 mars 1716 à Barenton et morte le 1er septembre 1794 à la prison de La Force à Paris
Auto-proclamée « Mère de Dieu », est l'une des figures les plus singulières et involontairement politiques de la Révolution française.
Domestique au couvent des Miramiones, elle affirme très tôt être la Vierge ou une nouvelle Ève.
Premières hallucinations et incarcération : Convaincue d'être investie d'une mission divine, elle commence à prêcher à Paris sous l'Ancien Régime. Ses visions mystiques et ses propos hérétiques lui valent d'être emprisonnée à la Bastille puis enfermée à l'hôpital de la Salpêtrière en 1779, dont elle ne sort qu'en 1782.
Une fois libre, elle s'installe rue de la Contrescarpe et se fait prophétesse, vendant ses visions à une clientèle variée, y compris dans la noblesse. Elle se proclame « mère de Dieu » et annonce qu'elle doit, à l'âge de soixante-dix ans, enfanter un nouveau Messie. Avec l'instauration du culte de l'Être suprême par la Convention, elle voit dans Robespierre le précurseur de ce Messie annoncé, ce qui pousse plusieurs de ses partisans à échanger avec le révolutionnaire
Ses adeptes : Le petit groupe accueille des dévots de diverses origines, parmi lesquels l'ancien député de la Constituante et chartreux défroqué Dom Gerle, ainsi que des femmes du peuple et quelques aristocrates en quête de spiritualité.
Mystique illuminée, elle s'est retrouvée au cœur de « l'affaire Catherine Théot », une machination politique orchestrée au printemps 1794 pour ridiculiser Maximilien de Robespierre et précipiter sa chute.
