Mary Wollstonecraft (1759–1797)
est une femme de lettres, philosophe et intellectuelle britannique considérée comme l'une des pionnières majeures du féminisme occidental. Témoin engagée de la Révolution française, elle a rédigé des textes fondateurs qui ont posé les jalons théoriques de l'égalité des sexes et de la critique de la monarchie absolue.
Née à Londres dans une famille marquée par le déclin financier et un père violent, Mary Wollstonecraft quitte le foyer familial très jeune avec une farouche volonté d'indépendance financière, une ambition rare pour une femme de son époque. Les métiers de l'éducation : Elle travaille comme dame de compagnie, institutrice et gouvernante, des expériences éprouvantes qui lui font prendre conscience des limites étouffantes imposées aux femmes des classes moyennes et supérieures.
L'écriture comme libération : Elle fonde brièvement une école pour filles à Newington Green, puis publie en 1787 son premier ouvrage, Pensées sur l'éducation des filles. Elle rejoint ensuite le cercle de l'éditeur radical Joseph Johnson à Londres, devenant l'une des rares femmes à vivre de sa plume en écrivant critiques littéraires, traductions et essais politiques.
Née à Londres dans une famille marquée par le déclin financier et un père violent, Mary Wollstonecraft quitte le foyer familial très jeune avec une farouche volonté d'indépendance financière, une ambition rare pour une femme de son époque. Les métiers de l'éducation : Elle travaille comme dame de compagnie, institutrice et gouvernante, des expériences éprouvantes qui lui font prendre conscience des limites étouffantes imposées aux femmes des classes moyennes et supérieures.
L'écriture comme libération : Elle fonde brièvement une école pour filles à Newington Green, puis publie en 1787 son premier ouvrage, Pensées sur l'éducation des filles. Elle rejoint ensuite le cercle de l'éditeur radical Joseph Johnson à Londres, devenant l'une des rares femmes à vivre de sa plume en écrivant critiques littéraires, traductions et essais politiques.
En réponse à la Révolution française et au rapport sur l'instruction publique de Talleyrand (qui excluait les filles de l'éducation secondaire), elle publie en 1792 son texte le plus célèbre : A Vindication of the Rights of Woman (Défense des droits de la femme).
L'argument central : Les femmes ne sont pas naturellement inférieures aux hommes ; leur apparente frivolité ou faiblesse intellectuelle découle exclusivement du manque d'accès à une éducation rigoureuse.
- Elle préconise un système d'enseignement public gratuit et mixte pour développer la raison des filles comme celle des garçons.
-Elle dénonce le mariage arrangé comme une forme de « prostitution légale » et exige que les femmes puissent exercer des professions (médecine, commerce, politique).
-Pour elle, des femmes éduquées et rationnelles font de meilleures mères, de meilleures épouses et des citoyennes accomplies.
Attirée par les idéaux révolutionnaires, elle se rend à Paris à la fin de l'année 1792. Elle rejoint le milieu des intellectuels anglais expatriés et se lie d'amitié avec les Girondins (notamment Jacques-Pierre Brissot et Manon Roland). Regard sur la Terreur : Elle assiste avec enthousiasme aux débuts de la République, mais exprime rapidement sa déception face aux dérives de la Terreur montagnarde et à l'exécution des Girondins.
L'argument central : Les femmes ne sont pas naturellement inférieures aux hommes ; leur apparente frivolité ou faiblesse intellectuelle découle exclusivement du manque d'accès à une éducation rigoureuse.
- Elle préconise un système d'enseignement public gratuit et mixte pour développer la raison des filles comme celle des garçons.
-Elle dénonce le mariage arrangé comme une forme de « prostitution légale » et exige que les femmes puissent exercer des professions (médecine, commerce, politique).
-Pour elle, des femmes éduquées et rationnelles font de meilleures mères, de meilleures épouses et des citoyennes accomplies.
Attirée par les idéaux révolutionnaires, elle se rend à Paris à la fin de l'année 1792. Elle rejoint le milieu des intellectuels anglais expatriés et se lie d'amitié avec les Girondins (notamment Jacques-Pierre Brissot et Manon Roland). Regard sur la Terreur : Elle assiste avec enthousiasme aux débuts de la République, mais exprime rapidement sa déception face aux dérives de la Terreur montagnarde et à l'exécution des Girondins.
Elle consacre un ouvrage historique à cette période : An Historical and Moral View of the Origin and Progress of the French Revolution (1794).
Vie amoureuse à Paris : En pleine période révolutionnaire, elle vit une passion tumultueuse avec l'aventurier américain Gilbert Imlay, dont elle a une fille hors mariage, Fanny Imlay.
De retour en Angleterre, elle rencontre le philosophe anarchiste William Godwin. Ils se marient en 1797 alors qu'elle est enceinte. Une naissance tragique : Le 30 août 1797, elle donne naissance à sa seconde fille, Mary Wollstonecraft Godwin — qui deviendra célèbre sous le nom de Mary Shelley, l'auteure du roman Frankenstein.
Décès : Victime d'une fièvre puerpérale due à une infection consécutive à l'accouchement, Mary Wollstonecraft meurt le 10 septembre 1797 à l'âge de 38 ans.
Après sa mort, la publication sincère de ses mémoires par son mari William Godwin (révélant ses liaisons hors mariage et ses tentatives de suicide) choque la société victorienne prude, obscurcissant sa réputation pendant près d'un siècle. Il faudra attendre le mouvement suffragiste de la fin du XIXᵉ siècle et le XXᵉ siècle pour que son œuvre philosophique soit pleinement reconnue.
Vie amoureuse à Paris : En pleine période révolutionnaire, elle vit une passion tumultueuse avec l'aventurier américain Gilbert Imlay, dont elle a une fille hors mariage, Fanny Imlay.
De retour en Angleterre, elle rencontre le philosophe anarchiste William Godwin. Ils se marient en 1797 alors qu'elle est enceinte. Une naissance tragique : Le 30 août 1797, elle donne naissance à sa seconde fille, Mary Wollstonecraft Godwin — qui deviendra célèbre sous le nom de Mary Shelley, l'auteure du roman Frankenstein.
Décès : Victime d'une fièvre puerpérale due à une infection consécutive à l'accouchement, Mary Wollstonecraft meurt le 10 septembre 1797 à l'âge de 38 ans.
Après sa mort, la publication sincère de ses mémoires par son mari William Godwin (révélant ses liaisons hors mariage et ses tentatives de suicide) choque la société victorienne prude, obscurcissant sa réputation pendant près d'un siècle. Il faudra attendre le mouvement suffragiste de la fin du XIXᵉ siècle et le XXᵉ siècle pour que son œuvre philosophique soit pleinement reconnue.


